0365311/03/1950POITIERS
La situation, en ce qui concerne la grève dans le département, demeure stationnaire.
La grève se poursuit à la Fonderie Rocher à Poitiers et aux usines Cenon, bien qu’une reprise partielle, nous l’avons dit précédemment, ait été enregistrée. On ne signale aucun incident et chacun demeure sur ses positions jusqu’à la réunion qui groupera lundi à la Chambre de Commerce de Poitiers, les représentants des patrons et ceux des ouvriers de la métallurgie.
Côté EDF et GDF, le mouvement se poursuit et, là, on attend qu’une solution intervienne sur le plan national.
Signalons cependant que les usagers n’ont point à souffrir de la grève puisqu’aucune coupure de courant n’a été enregistrée et si la pression de gaz demeure assez basse, les services sont toujours assurés.
Un communiqué du Comité Inter-fédéral de l’électricité du gaz
Nous avons reçu le communiqué émanant du Comité Inter-fédéral de l’Électricité et du Gaz qui groupe la Fédération nationale de l’Éclairage et des Forces motrices et Groupement national des Cadres (CGT) ; la Fédération nationale des industries de l’Énergie Électrique et du Gaz et Union nationale de Cadres (CGT-FO) ; la Fédération nationale des syndicats des industries Électriques et Gazières (CFTC) et l’Union nationale des Cadres et de la Maîtrise (UNCM-CGC) :
« Les agents de l’Électricité et du Gaz demandent : un salaire de base provisoire de 10.500 francs, une garantie d’augmentation de 3.000 fr par mois.
Depuis deux ans, les Fédérations syndicales ont multiplié démarches et délégations. Par 85 %, Cadres, Ouvriers, Employés ont affirmé que leur patience était à bout. Gouvernement et Direction générale ont cru diviser le personnel en lui accordant une augmentation dérisoire. La responsabilité de la grève incombe entièrement au Gouvernement et aux Directions générales. En prétendant le contraire, M. Louvel a pris d’étranges libertés avec la vérité.
Les quatre organisations syndicales, unies, avec la collaboration de leurs Cadres, ont un tel souci des intérêts des usagers que d’elles-mêmes elles ont pris toutes les mesures propres à assurer la sécurité des personnes, du matériel ainsi que les fournitures de gaz et d’électricité nécessaires à la vie sociale.
Le gouvernement répond à la dignité de ce comportement par une mesure de force : La réquisition.
Il ne veut pas satisfaire les modestes revendications des gaziers et des électriciens et viole la Constitution en les privant en même temps d’un droit indiscutable : le recours à la grève, droit dont ils entendent faire usage avec modération.
Le Ministre remet en effet en vigueur des dispositions de temps de guerre pour contraindre sous la menace d’arrestation et de peine de prison, un personnel réclamant son droit à la vie et dont la conscience professionnelle ne peut en aucune façon, être mise en cause.
Les quatre organisations syndicales soussignées : CGT ; CGT-FO ; CFTC ; CGC, unies demandent aux usagers de ne pas se laisser abuser car c’est bien du Gouvernement, des Directions générales et d’eux seuls, dont dépend la fin de la grève de l’Électricité et du Gaz.
Le décret de réquisition
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le 30/01/2021 à 17:48
Source : Le Libre Poitou
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