0496527/12/1960POITIERS
Le bureau de l’Union départementale CFTC communique :
En cette période de fin d’année où chacun fait son bilan, les Pouvoirs publics et le ministre des Finances en particulier, affirment que la situation économique et financière du pays est satisfaisante.
Les travailleurs ne pensent pas, eux, que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Le pouvoir d’achat des salariés et des retraités et toujours aussi bas. Dans notre département en particulier, les salaires restent en (…) à un niveau scandaleux. Dans certaines usines, où l’on rémunère au rendement, c’est seulement par l’octroi de primes (qui normalement devraient s’ajouter au salaire) que l’on atteint le SMIC. On trouve des salaires de 15.000 francs par mois pour les travailleurs « à la tâche », en revanche les cadences sont de plus en plus infernales.
On cite de nombreuses vendeuses payées tout juste au SMIC malgré une longue ancienneté dans la profession ; des secrétaires de direction à 31.000 francs. Malgré la dureté et la longueur du travail, le salaire des ouvriers boulangers reste toujours insuffisant et le conflit qui les oppose à leurs employeurs n’est toujours pas résolu. Les prestations familiales n’ont pas été réellement revalorisées et le Noël des familles ouvrières est assombri par la gêne, les difficultés de tous ordres.
La situation n’est pas meilleure dans l’Agriculture. On sait le conflit qui oppose à l’heure actuelle, dans la Vienne, les syndicats d’exploitants agricoles aux syndicats d’ouvriers agricoles. Nous ne voulons rien dire qui puisse risquer de l’envenimer, d’autant que la procédure suit son cours. Nous espérons que, d’ici peu, une convention collective des salariés agricoles pourra être conclue ; il est, parmi les exploitants, des hommes de bonne volonté, lucides et clairvoyants. Ils sauront, pensons-nous, faire comprendre à leurs collègues qu’une évolution de la profession est inéluctable. Pour l’instant nous ne pouvons que constater le bas niveau de vie des salariés agricoles, malgré leurs conditions de travail si pénibles.
L’État se refuse toujours à accorder aux fonctionnaires une augmentation décente, et depuis longtemps promise. Le mécontentement est grand et justifié, également chez les travailleurs de l’EDF, GDF, de la SNCF. Enfin, un récent mouvement de grève des enseignants a attiré l’attention sur la situation précaire de l’Université, à laquelle on refuse les moyens nécessaires pour faire face à l’afflux des élèves et à la formation intellectuelle et technique d’hommes et de femmes d’un grand pays qui doit pourtant, nous dit-on, « épouser son temps ». Et l’État, qui refuse aux travailleurs leur dû, prétend se charger de leurs intérêts : ainsi les cadres sont-ils inquiets du projet d’étatisation de leurs retraites complémentaires.
L’Union départementale CFTC invite les travailleurs à ne pas se décourager malgré la gravité de la situation. C’est seulement par un renforcement du combat syndical qu’une amélioration du niveau de vie sera obtenue :
- Par une distribution plus équitable du revenu national ;
- Par une organisation rationnelle de l’économie (production et distribution) ;
- Par l’affectation des dépenses de la Nation, en priorité absolue, à l’amélioration des conditions de vie, ce qui suppose une politique de paix.
L’Union départementale CFTC
le 16/10/2021 à 18:59
Source : Centre Presse
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