0560116/10/1963POITIERS
La section de Poitiers du syndicat national « Force Ouvrière » des bases et installations alliées en France tenait, hier soir, une réunion à la Maison du peuple.
Autour de M. Hardoin, secrétaire de la section syndicale, on notait la présence de MM. Gaston Alphonse, trésorier ; Blavette, délégué du personnel ; Tourancheau, administrateur ASSEDIC Poitou-Charentes.
Une centaine d’employés français du camp de Châlon et de la caserne Aboville ont écouté les explications qui leur furent fournies par MM. Hardoin et Tourancheau.
Le premier souligna l’action de la section syndicale pour différentes revendications. Il déclara qu’à la suite des contacts pris par les services de la Main-d’œuvre, on avait semblé assez optimiste quant à la question des licenciements laissant entendre que ceux-ci pourraient être étalés sur deux ans, par petits groupes chaque mois.
Mais à l’issue de le récente réunion de coordination, il semble que cet optimiste doit être largement tempéré : les licenciements débuteraient à la fin de l’année et devraient être terminés fin juin. Il y en aurait 6.200 en France, peut-être même jusqu’à 10.000. Pour la main-d’œuvre manuelle, dans l’état actuel du marché du travail, le reclassement serait relativement facile, mais pour les employés de bureau il y aurait les plus grandes difficultés à trouver du travail.
Le syndicat revendique en particulier : la création d’un fonds de chômage départemental, la revalorisation de l’indemnité de licenciement (un mois par année, au lieu d’une semaine), la suppression de la condition de 5 années d’existence.
M. Tourancheau parla du fonctionnement de l’ASSEDIC (caisse de chômage) et signala que tous les salariés en chômage pouvaient prétendre à une allocation (35 pour cent du salaire, pendant 360 jours, jusqu’à 50 ans, 600 jours jusqu’à 60 ans, 720 jours au-dessus de 60 ans). Cet organisme pourra aussi aider au reclassement de quelques personnes et leur verser, éventuellement, des bourses leur permettant d’effectuer des stages.
Reprenant la parole, M. Hardoin déclara que la section syndicale FO se refusait à engager une unité d’action avec un autre syndicat en voie de constitution à la base américaine. Il indiqua que d’autres réunions auraient lieu pour tenir les employés et les ouvriers au courant de l’évolution de la situation du problème des licenciements.
le 14/01/2022 à 10:47
Source : Centre Presse
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