0627122/02/1967CHATELLERAULT
On nous communique :
Le mardi 14 février les organisations syndicales des Bases alliées ont participé à une réunion avec les Administrations, réunion qui se tint au siège de la Mission centrale de liaison pour l’aide aux Armées alliées.
En l’absence de réponse aux revendications pendantes et tout particulièrement à la demande de création d’une indemnité de rupture de contrat et à la généralisation d’une garantie de ressources à 80 %, les syndicats ont signalé leur mécontentement, regrettant de n’avoir en face d’eux que des fonctionnaires d’exécution et non pas les véritables responsables, c’est-à-dire les membres du gouvernement.
L’objet principal de la réunion fut donc, encore une fois, de discuter de la mise en place des mesures décidées le 20 septembre dernier par un Comité interministériel.
Petit à petit les textes sortent mais c’est souvent pour s’apercevoir qu’ils sont de plus en plus restrictifs.
Nous avions déjà connu, en novembre dernier, le refus d’accorder la garantie de ressources aux 50 à 60 ans, dans un certain nombre de régions.
Cette fois nous avons enregistré que les textes sur le Fonds national pour l’Emploi ne permettaient le versement des Allocations dégressives et des primes de transferts et de déménagement qu’à des salariés qui prennent un emploi dans le commerce ou l’industrie.
Le bénéfice de ces avantages est refusé à ceux qui se reclassent dans une administration ou un service public. Il est même possible qu’il soit refusé à quelqu’un qui se ferait embaucher par un employeur relevant de l’agriculture (Coopérative par exemple…) ou d’une profession libérale.
Les syndicats ont évidemment protesté contre la publicité qui a été donnée dans le passé à des mesures dont la portée était beaucoup moins grande qu’on avait voulu le laisser croire.
Ces mauvaises surprises montrent que plus que jamais les travailleurs des Bases doivent être derrière leurs organisations syndicales afin de donner à ceux qui discutent en leur nom, tout le poids qui leur est nécessaire pour défendre au mieux leurs légitimes intérêts.
Sans cela on est en droit de se demander, les élections passées, ce qu’il restera des mesures annoncées. Que chacun y pense. Nous nous sommes battus pour avoir plus et nous avions raison. Peut-être demain faudra-t-il se battre pour avoir seulement ce qu’on nous a promis.
Plus que jamais il importe de rester vigilants.
Le secrétaire général, J. Ménard
le 11/05/2022 à 14:52
Source : Centre Presse
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