0711022/10/1969POITIERS
Les syndicats précisent le sens et la portée de leurs revendications
On nous communique :
Cette semaine jusqu'au 27 octobre les personnels PTT du montage et de l’entretien déclenchent une semaine d’action.
A cette occasion, leurs organisations syndicales – CGT, CFDT, FNT - précisent le rôle de ces fonctionnaires et du matériel qu’ils utilisent.
« Le téléphone fonctionne mal »
« On se plaint et souvent à juste titre, que le téléphone fonctionne mal. Sa technique devient de plus en plus complexe et son fonctionnement nécessite d’importantes installations. A Poitiers, par exemple, une salle de 37 mètres de longueur et 10 de largeur suffit à peine à contenir l'équipement nécessaire aux abonnés dont l’indicatif débute par « 41 » et les organes de liaison entre les zones rurales d’une part, les autres centres urbains d’autre part. Des centaines de relais sélectionnent demandeur et demandé ; la liaison entre les organes de transmission réclame des milliers de kilomètres de fils, des milliers de contacts. L’appel, d’une localité à une autre suppose la recherche - par ces milliers de relais - d’un circuit libre. Pour la conversation, intervient la technique des transmissions. Sur 2 fils passent simultanément un grand nombre de communications et ceci avec le respect dû au secret de chacune d’elle. Sur les câbles coaxiaux et les faisceaux hertziens des milliers de communications interurbaines sont acheminées simultanément. A noter, dans les nombreux cas, que la transmission par radio est utilisée. Et, en fin de circuit il faut « démêler » cet enchevêtrement de communications, les filtrer, les sélectionner et les amplifier.
Ce formidable matériel technique est réparti entre les Grands centres - dont celui de Poitiers – où travaillent des équipes permanentes et entre des groupes moins importants, couvrant des « zones rurales ». Des circuits de télésurveillance contrôlent 24 h. sur 24 cette organisation.
Autodidactes des nouvelles techniques
L’utilisation de ces impressionnants moyens techniques nécessite l’emploi de techniciens et d’employés très qualifiés. Le public connait généralement le « monteur » - agent ou contrôleur - qui installe les postes d’abonnés. Mais soupçonne-t-il l’importance et le rôle de ses collègues jamais en contact avec le public. Ceux qui travaillent dans les centres, par exemple.
Recrutés par voie de concours, ils bénéficient d’une formation (durée minimum, 7 mois). Et pour se tenir au fait des nouvelles techniques, ils doivent se livrer à des études personnelles, pendant leurs heures de repos.
Le matériel est souvent insuffisant. Alors, ils doivent « inventer », « combiner », « improviser ». Aujourd’hui, ils assurent, la marche de Centraux électromécaniques, demain électroniques. Rien n’a été prévu pour cette reconversion et ils devront acquérir en autodidactes les connaissances nécessaires à cette mutation.
Des conditions précaires
C'est dans ces conditions précaires que les Postiers des Télécommunications tentent de maintenir avec un bon fonctionnement la tradition de qualité du service rendu à l’usager.
Mais, ils se heurtent à une détermination de sabotage de leur service. Car, c’est une fonction rentable qu’ils exercent et qui intéresse des entreprises privées. Ces entreprises ont l’ambition de s’approprier cet important secteur de l’activité nationale. Et l’on tente de rendre impossible la tâche des agents fonctionnaires...
Par leur lutte, les Techniciens des PTT sont conscients de défendre l’intérêt des usagers et ils les invitent à soutenir leurs revendications ».
le 22/08/2022 à 18:07
Source : Centre Presse
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