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Malaise grave sur le marché du travail féminin, pour Poitiers et sa proche région, à la suite de la décision prise par une fabrique de postiches, la société Hyvernat de Saint-Benoît, de licencier 120 de ses employés. Dans un communiqué l’Union locale CGT des syndicats ouvriers écrit : « A Saint-Benoît, 100 à 300 licenciements sont prévus d’ici la fin de l’année, dans la fabrique de perruques, la société Hyvernat.
« Quelles vont être les conséquences ? Quelles sont les formes de reclassement prévues pour ces ouvrières et ouvriers ? Sont-elles ou sont-ils responsables de la politique de concentration du capital ?
« Travailleurs, Travailleuses exigeons : une meilleure garantie de l’emploi ; pas de licenciement sans reclassement équivalent effectué par l’employeur. L’Union locale s’engage à soutenir toutes actions sous quelques formes que ce soit pour faire aboutir ces revendications et invite toutes les travailleuses et les travailleurs à s’unir pour opposer au patronat un front syndical commun ».
Une déclaration de M. Hyvernat
La fabrique de postiches Hyvernat, dont la renommée est internationale et qui a conquis de nombreux marchés tant en France qu’à l’étranger, emploie dans son usine de Saint-Benoît, plusieurs centaines de personnes.
Fondée au début du siècle, elle a connu un constant développement. Les difficultés rencontrées sur le marché au cours de ces derniers mois ont motivé la décision que l’on sait pour 120 employés. Ceci nous était d’ailleurs confirmé hier soir par M. Hyvernat lui-même, qui nous a fait la déclaration ci-après :
« Dans notre entreprise, environ 120 préavis de licenciement sont en cours. Actuellement nous n’envisageons pas de procéder à de nouvelles compressions de personnels ».
Sur les causes du licenciement M. Hyvernat devait s’ajouter :
« Les importations massives des productions d’Extrême-Orient ont ralenti considérablement les ventes. Il y a trois ans, le marché français était plus exportateur qu’importateur. La tendance est maintenant renversée.
« Le prix peu élevé de la main-d’œuvre en Extrême-Orient explique les prix compétitifs de ce marché.
Selon M. Hyvernat, cette situation affecte l’ensemble des entreprises françaises en ce domaine et le textile. Pour lui, la solution résiderait dans une procédure douanière.
Cette situation, dont les pouvoirs publics on été informés, ne manque pas d’être très préoccupante, puisqu’elle affecte 120 foyers de Poitiers et de sa banlieue.
le 26/09/2022 à 18:50
Source : Centre Presse
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