0753402/06/1971POITIERS
A l’appel de la CGT et de la CFDT, les adhérents du syndicat national CGT des auxiliaires, agents et conducteurs des TPE (Ponts et Chaussées, Ministère de l’Équipement) se sont réunis dans chaque subdivision.
Ils ont fait le bilan local de la politique routière, de ces dernières années.
Ils ont constaté en outre :
- que les effectifs des agents sont en constante régression et ne sont plus que la moitié environ des effectifs de 1948,
- que le matériel est inadapté et insuffisant,
- que beaucoup de sièges de subdivision sont en construction légère (bois et tôles),
- que les centres d’exploitation ne sont que des hangars à tous vents sans locaux pour le personnel, que souvent ces centres d’exploitation n’existent pas faute de crédit, le matériel se trouvant ainsi exposé aux intempéries et au vandalisme,
- qu’un grand nombre de chemins départementaux ont moins de 5 mètres de large,
- qu’il existe un grand nombre de points sur les routes inondées par les eaux lors des grandes pluies,
- que la moitié des chemins départementaux n’ont plus de fossés faute de crédit et de personnel,
- que bon nombre de routes nationales sont trop étroites, déformées, inadaptées au trafic qui croît de jour en jour,
- que le nombre de kilomètres de chaussées déformées augmentent de plus en plus,
- que la liste des méfaits de la politique routière du ministère Chalandon, est très longue et s’allonge de jour en jour avec la réduction des crédits affectés à la route malgré les sommes énormes qu’elle rapporte à l’État (taxe essence, TVA voiture, vignette, etc…).
Les auxiliaires, agents des TPE et conducteurs des TPE désapprouvent la tendance du gouvernement à remettre aux entreprises privées les parties rentables de la route au détriment de la notion de service public - voir le scandale de l'autoroute A 7.
Les auxiliaires, agents des TPE et conducteurs des TPE assurent tous les travailleurs de leur soutien pour leurs revendications concernant les retraites.
Ces revendications sont :
- Droit à la retraite entière à 60 ans et adaptation des conditions de travail susceptibles d’éviter l’usure prématurée des salariés,
- pour tous les travailleurs des secteurs publics, privés et nationalisés, un minimum de retraite de 500 frs par mois,
- une retraite globale au moins égale à 75 % des salaires,
- l’intégration des indemnités de résidence et primes dans le calcul des retraites.
Le bureau
le 11/10/2022 à 08:20
Source : Centre Presse
Espace Militants v0.3 - UD CGT 86 - http://cgt-ud86.org