0884929/03/1975POITIERS
A partir des statistiques de l’ASSEDIC Poitou-Charentes, le Comité régional CGT, dans un premier document puis l’Union locale des Syndicats CGT de Poitiers fait apparaître la « dégradation régionale de l’emploi ». Le nombre des chômeurs dans la Vienne est estimé à 7.500 dont seulement 97 bénéficient de la nouvelle loi des 90 % et 2.840 seulement sont indemnisés à quelque titre que ce soit par l’ASSEDIC au 28 février.
Devant ce constat, la CGT appelle les chômeurs à s’organiser pour défendre les revendications propres à leur situation : emploi pour tous, élargissement de la loi des 90 %, minimum de ressources égal au SMIC pour les chômeurs à la recherche d’un premier emploi, paiement rapide et régulier des indemnités, amélioration des conditions de pointage.
La CGT convie les chômeurs à une réunion permanente au siège de la centrale, 21 bis, rue A.-Orillard, le mardi 1er avril (de 9 h. 30 à 11 heures et de 14 heures à 16 heures) pour les femmes et le jeudi 3 avril (de 14 heures à 15 h. 30) pour les hommes.
Le problème de l’emploi dans le département et de l’indemnisation du chômage fait aussi l’objet d’une lettre ouverte adressée au préfet du département par l’Union des Syndicats ouvriers de la Vienne. Les conflits en cours y sont évoqués et l’arbitrage du préfet demandé en ces termes :
« Nous pensons quant à nous, M. le Préfet de Région, qu’à l’heure où Poitiers s’apprête à devenir le centre d’importants débats sur la condition ouvrière et le devenir de l’économie nationale avec la participation du Premier ministre, il serait temps qu’une intervention rapide et vigoureuse de votre part exige du CNPF l’ouverture immédiate de négociations chez Microméca, Michelin, Oudin-Termit, sans oublier qu’il y a dans ce département des milliers de travailleurs qui, du fait du chômage partiel et des réductions d’horaires non compensées, perdent des dizaines de milliers d’anciens francs par mois et qui sont plus que las de cette situation.
Il ne faut pas oublier, non plus, qu’il y a dans ce département 7.500 hommes et femmes qui attendent autre chose que des allocations de chômage, c’est-à-dire du travail ».
le 08/03/2023 à 08:03
Source : Centre Presse
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