0896617/09/1975POITIERS
Il fallait s’y attendre : le plan de soutien à l'économie avec ses incidences propres sur les équipements du Poitou-Charentes et rendu public lundi dernier par le Préfet de région suscite de nombreux commentaires. Et l’occasion était trop belle pour le Comité régional CGT qui avait prévu de faire une conférence de presse hier matin sur la situation économique dans le Poitou-Charentes pour ne pas évoquer ce plan de soutien. M. Berody, au nom du comité ne s’en est d’ailleurs pas privé.
Le secrétaire régional de la CGT après avoir qualifié d’insuffisantes les aides accordées aux familles et aux personnes âgées (« ces aides seront vite épongées et n’auront que peu d’influence sur le marché intérieur »), a déclaré : « L’essentiel des milliards est à nouveau destiné aux principales sociétés capitalistes ». Or, celles-ci se trouvent en-dessous de leur moyen de production (capacité de production actuellement des deux tiers selon une enquête récente dans le Poitou-Charentes) ce qui signifie qu’en matière d’investissement productif et créateur d’emplois, le plan Giscard n’ira pas loin. Guère plus loin que les résultats des 15 milliards versés en juin dernier ».
« Le Premier ministre, le CNPF, le Préfet de région prévoient en toute quiétude l’accroissement du chômage. Aveu d’échec d’un plan de relance auquel personne ne croit sauf quelques monopoles qui ajoutent à leurs profits fabuleux crédits et privilèges fiscaux.
« Pour les salariés, c’est ajouté au chômage, l’annonce d’un nouveau train de hausses des produits de consommation, mesures insupportables pour des budgets familiaux en détresse » ajoute encore la CGT.
« Passer à l'action »
Aussi, constatant que l’emploi continue à se détériorer dans le Poitou-Charentes (pour ne citer que les exemples les plus récents dans la Vienne : 13 licenciements à la Fonderie Bouillot de Montmorillon qui ferme ses portes ; annonce de deux semaines de chômage pour les deux mois à venir chez Blaireau à Cenon et d’un mois chez Beaulu à Châtellerault) et que « rien de sérieux » n’est fait pour combattre le chômage des jeunes et l’inflation, la CGT invite-t-elle les travailleurs à passer à l’action pour que de véritables négociations s’ouvrent entre les syndicats, le patronat et le gouvernement.
Ces négociations devraient porter sur « le relèvement du pouvoir d’achat, des prestations sociales et des retraites ; le SMIC mensuel à 1.700 F pour 40 heures par semaine ; la réduction du temps de travail sans perte de salaire ; l’ouverture du droit à la retraite complète à 60 ans, la création d’emplois dans les services publics... Pour ce faire, la CGT invite les salariés à cesser le travail le mardi 23 septembre et plus particulièrement dans la matinée pour participer aux manifestations qui seront organisées dans les localités.
L’Union départementale CGT appelle tous les chômeurs et jeunes sans emploi à se joindre à ces manifestations et à rejoindre les comités de chômeurs.
Cette journée d’action sera, rappelons-le, commune à la CGT et à la CFDT.
Et, pour en revenir au plan de soutien et à la situation économique, la CGT va demander à être reçue par le Conseil régional qui se réunit le 30 septembre prochain.
le 13/03/2023 à 15:32
Source : Centre Presse
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